⚡ Sois le premier à voter : ta voix ouvre le débat.
14 voix au total
Les arguments de chaque camp
🗣️ Le voisin qui parle
Le seul qui vous prive de ce que vous êtes venu chercher : le son. Une réplique manquée ne se rattrape pas.
📱 Les téléphones levés
L’écran allumé deux rangs devant, et la seule gêne de la liste qui soit aussi une infraction au droit de l’artiste.
🙈 Le grand devant toi
Il ne fait rien de mal, et c’est ce qui le rend insoluble : aucune règle de savoir-vivre ne s’applique.
⏰ Le début en retard
Il se paie deux fois : vingt minutes d’attente assise, puis un dernier métro qui devient incertain.
🐌 La file d’attente
Elle frappe au pire moment, celui où l’on est encore dehors et où l’on doute d’avoir pris la bonne entrée.
🍺 Le prix des boissons
Le seul que l’on peut éviter entièrement, ce qui n’empêche personne d’en parler tout le trajet du retour.
Le rapport de force jour après jour
Répartition des voix à la fin de chacun des 30 derniers jours enregistrés.
🗣️ Le voisin qui parle
📱 Les téléphones levés
🙈 Le grand devant toi
⏰ Le début en retard
🐌 La file d’attente
🍺 Le prix des boissons
16 septembre 202616 octobre 2026
Ce que disent les chiffres
Les premières voix sont tombées — 14 voix au total — et elles penchent vers Le grand devant toi. Trop peu, encore, pour parler de verdict.
Six irritants, un seul podium
Il y a deux façons de rater une soirée de spectacle. La première ne dépend de personne : le
spectacle est mauvais, et il n’y a rien à en dire. La seconde est bien plus fréquente, et c’est
celle qu’on raconte le lendemain — le spectacle était bon, mais quelque chose l’a abîmé. Ce
classement ne juge pas les salles ni les artistes : il met en concurrence six agacements que
tout le monde a déjà vécus, et demande lequel pèse vraiment le plus lourd.
Le voisin qui parle
C’est le seul de la liste qui vous prive directement de ce que vous êtes venu chercher : le
son. Il a aussi une particularité redoutable, celle de se décliner en plusieurs espèces — celui
qui commente, celui qui explique à sa voisine ce qui vient de se passer, celui qui reconnaît la
chanson et l’annonce. Sur un one-man-show, l’effet est maximal : une réplique manquée ne se
rattrape pas, et le rire collectif de la salle rappelle en direct ce que l’on vient de perdre.
Les téléphones levés
C’est l’irritant le plus récent, et le seul à avoir une existence juridique. Filmer un
spectacle sans autorisation n’est pas une simple incivilité : l’artiste-interprète dispose d’un
droit voisin sur sa prestation, et la fixation comme la diffusion de celle-ci supposent son
accord écrit (article L212-3 du code de la propriété intellectuelle). C’est ce qui explique la
formule entendue dans toutes les salles avant le noir, et c’est aussi pourquoi certains
humoristes vont plus loin en faisant enfermer les téléphones du public dans des pochettes
verrouillées pendant toute la représentation — une pratique née aux États-Unis et arrivée depuis
sur les scènes françaises.
Reste la question de fond, sur laquelle ce match vous demande de trancher : un écran allumé
deux rangs devant vous vous gêne-t-il plus qu’une conversation à côté de vous ?
Le grand devant toi
Celui-là ne fait rien de mal, et c’est ce qui le rend insoluble. Aucune règle de savoir-vivre
ne s’applique, aucun rappel avant le spectacle n’y changera quoi que ce soit. La seule réponse
est architecturale : les salles conçues récemment décalent les fauteuils d’un rang à l’autre et
relèvent progressivement le sol pour dégager les lignes de vue. Dans une salle ancienne, cette
correction n’existe pas ou peu — d’où l’existence même des balcons, et d’où le fait que le choix
de sa place, sur ce genre de soirée, se joue souvent avant d’entrer.
Les trois qui frappent avant le lever de rideau
Le début en retard, la file d’attente et le prix des boissons ont un point commun : ils ont
déjà fait leur effet quand le spectacle commence. Le retard est le plus insidieux, parce qu’il
se paie deux fois — vingt minutes d’attente assise, puis un dernier métro qui devient incertain.
La file, elle, arrive au pire moment, celui où l’on est encore dehors et où l’on doute d’avoir
pris la bonne entrée. Quant au prix des boissons, c’est l’irritant que l’on peut éviter
entièrement, ce qui n’empêche personne d’en parler tout le trajet du retour.
Ce que ce classement mesure, et ce qu’il ne mesure pas
Un classement d’agacements ne dit pas ce qui arrive le plus souvent : il dit ce qui reste en
mémoire. Ce sont deux choses différentes, et l’écart entre elles est précisément ce qui rend le
résultat intéressant. La file d’attente est presque systématique et pourtant elle s’oublie ;
le voisin qui parle est rare et pourtant on s’en souvient des années.
Attendez-vous aussi à un classement qui dépend de l’âge et du type de salle fréquenté. Le
téléphone levé n’a pas du tout le même poids selon que l’on va au concert debout ou au théâtre
assis — et sur un vote ouvert, c’est la composition du public qui décidera du podium autant que
la gêne elle-même.
Sources : code de la propriété intellectuelle, article
L212-3 (droits de l’artiste-interprète sur la fixation et la communication de sa prestation) ;
pratiques de salles et de tournées pour les pochettes verrouillées. Vérifié le 25 août 2026.
Ceux qui font ce score
Les trois plus gros contributeurs de ce match, toutes voix confondues.